Vous êtes perdu depuis qu’on parle d’intelligence artificielle mais vous êtes perdu dans toute discussion. En plus de ça vous n’arrivez pas à poser les bonnes questions. Rassurez-vous, dans les 5 prochaines minutes, vous saurez expliquer à vos grands-parents ce qu’est l’intelligence artificielle (souvent abrégé IA)
Ici nous ne parlerons ni de mathématiques, algorithmes et encore moins de code ! Alors, posez-vous 5 minutes (voire plus) pour apprécier ce sujet !
Ce que l’IA n’est pas !
Tout d’abord, l’IA n’est pas un robot qui pense ou raisonne comme un être humain. Il a sa propre façon de raisonner et est dénué de sens commun. Ensuite, l’IA n’est pas magique et ne sait pas tous. Pour aller plus loin, elle n’est pas certainement une menace pour l’humanité comme présenté par le film de science-fiction Terminator réalisé par James Cameron et sorti en 1984.
Plus important, l’IA n’est pas un domaine réservé seulement aux chercheurs ou scientifiques, chaque individu à déjà interagi avec l’IA au moins une fois dans sa vie que ce soit pour la recherche d’information avec Google ou pour réserver un billet d’avion.
Alors, c’est quoi l’IA ?
L’IA est, comme mentionné ci-dessus, l’abréviation d’intelligence artificielle. Le terme est apparu pour la première fois en 1956 à l’occasion d’une conférence rassemblant plusieurs chercheurs américains dont John McCarthy, ingénieur informatique. La Dartmouth dans le New Hampshire, au nord-est des États-Unis. Ensemble, ils ont souhaité définir un nom pour désigner la recherche dédié au développement de machines “intelligentes”. La proposition retenue présentait l’IA comme le domaine dédié à la science et l’ingénierie de la fabrication de machines intelligentes.
Depuis, sa définition a largement évolué et chacun partage sa propre vision de la définition de l’IA dans le monde : il n’y a pas de définition universelle de l’IA. Néanmoins, nous pouvons nous accorder sur la définition suivante : l’intelligence artificielle est l’ensemble des sciences techniques permettant à une machine d’imiter les capacités cognitives humaines tel que l’apprentissage ou bien le raisonnement.
L’union Européenne, à travers l’AI Act (règlement qui légifère l’usage de l’IA sur le territoire européen) voit l’IA comme un système machine conçu pour fonctionner avec différents niveaux d’autonomie et qui, à partir d’objectifs définis par l’homme, génère des sorties telles que des prédictions, des recommandations, des décisions ou du contenu influençant des environnements réels ou virtuels.
Comment fonctionne l’IA ?
L’intelligence artificielle fonctionne de manière simple : elle résonne en suivant un ensemble d’instructions et de tâches défini par l’homme. Pour cela, elle s’appuie sur des données lui permettant de comprendre l’objectif à remplir qui lui a été assigné. Une intelligence artificielle peut aussi apprendre automatiquement pour identifier des relations en commun entre différentes données.
L’usage de l’IA suit plus ou moins le même processus pour cuisiner en suivant une recette : il faut des ingrédients et suivre les instructions de cuisson pour produire un résultat : un gâteau au chocolat.
Comment utiliser l’IA ?
Comme vous le savez très certainement, l’IA est la tendance du moment. Un peu comme à l’époque des débuts de l’internet, tout le monde en parle et veut l’utiliser.
L’IA autrefois réservé qu’a un petit groupe de personnes d’experts est désormais accessible à tous. Ce changement de paradigme s’est opéré progressivement, jusqu’au tournant de novembre 2022 : le lancement de ChatGPT. En moins de 2 mois, l’outil atteignait 100 millions d’utilisateurs. À titre de comparaison, Facebook avait atteint ce même chiffre en 4 ans et demi.
Pour la première fois, chaque individu pouvait utiliser l’IA pour son usage personnel. D’ailleurs, vous vous posez sûrement la question de comment s’y prendre concrètement :
Voici quelques usages concrets accessibles à tous, dès aujourd’hui :
- S’informer : poser une question complexe à ChatGPT ou à Google Gemini, comme vous le feriez avec un expert patient et disponible 24h/24.
- Gagner du temps : résumer un long document, rédiger un courriel, traduire un texte, des tâches qui prenaient des heures peuvent se faire en secondes.
- Apprendre : demandez à une IA de vous expliquer un concept difficile, avec des exemples adaptés à votre niveau.
- Créer : générer des images, des idées, des plans… l’IA devient un assistant créatif à portée de main.
Pour apprendre, je n’ai rien de mieux qu’a vous offrir un seul conseil : essayez ! L’IA s’apprivoise en la pratiquant.
Est-ce que l’IA a un futur ?
Pour répondre à cette question, j’aurais tendance à répondre : OUI ! L’IA a déjà transformé notre manière de voir le monde au quotidien. Les entreprises ont très vite compris de l’intérêt d’adopter la technologie par exemple pour optimiser la relation client. En étant intégré efficacement, elle permet un gain de productivité conséquent et vous permettre de consacrer à des tâches à plus forte valeur ajoutée !
Néanmoins, l’IA soulève de nombreuses questions liés à l’éthique, au biais de l’information. En effet, une IA apprend apprend à partir de données produites par des humains et ces derniers ont des biais. Par exemple, une IA de recrutement entraîné majoritairement sur des profils masculins aura tendance à favoriser les candidatures d’hommes.
Elle crée aussi un débat lié à la souveraineté numérique. Aujourd’hui, les modèles les plus puissants sont américains, à tout moment, un pays peut décider de restreindre un modèle en dehors de son territoire national. Enfin, l’IA est une technologie énergivore en terme d’émissions de Co2 : entraîner un seul grand modèle d’IA peut émettre jusqu’à 626 000 kg de Co2 soit l’équivalent de 125 allers-retours en avion entre New York et Pékin.